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Site de l'A7 Dhamma

 

 Biographie abrégée (de 0 à 44 ans) 

Septembre 2015
 

Vie de isi Dhamma, année par année, étape par étape sur la voie du renoncement.

0 an

J'étais encore à peine un bébé quand je suis né (le 09.01.71). C'était à Zurich car papa et maman y vivaient, bien qu'ils soient respectivement d'origine suisse romande et française. Papa dirigeait les rotatives d'une grande imprimerie, maman décorait les vitrines des magasins.

Cette photo laisserait presque penser que je suis né avec une robe de moine ; )

 

1 an

Les souvenirs de cette période ne se bousculent pas...

 

 

 

2 ans

Je n'ai pas encore trois ans lorsque ma sœur apparaît.

 

 

 

3 ans

Rien de clair qui soit encore présent à mes souvenirs. Je ne peux que supposer des peurs face à ce monde bizarre dont je ne comprends alors pas grand-chose. Bien sûr, comme tous les enfants, je dois aussi bien constater que les choses se déroulent presque jamais comme on le veut, mais c'est bien des années plus tard que j'accorderais à cela toute l'attention que ça mérite.

4 ans

Les premiers éléments conservés par ma mémoire sont des images ou des concepts peu précis, un mélange d'événements vécus, ou de visions, et d'imagination, ou de croyances très primitives. Rien de clairement descriptible, en somme.

 

 

5 ans

Cette année, je commence à aller en maternelle, mais je demeure dès lors très seul, tant ma nature est peu sociable, outre le barrage linguistique. Durant cette première année scolaire, ma classe et celles d'autres écoles sont réunies dans une grande salle où est reconstitué un village pour petits. Il se destine à enseigner aux enfants la vie en société et son système de ventes et d'achats. Chacun se voit attribuer un commerce de denrées en carton et de l'argent en plastique ...sauf moi, à qui la maîtresse demande gentiment de rester à l'écart. Je dois me contenter d'observer. Le message est dès lors très clair : « ta place n'est pas au sein de la société ».

6 ans

Les premiers souvenirs clairs et bien ancrés concernent des questions profondes et persistantes : Pourquoi la vie existe ? Pourquoi l'univers existe ? Pourquoi n'y a-t-il pas eu rien (pas même le vide) ? Suis-je le seul à exister et le reste du monde une chose unie qui "joue" avec moi et qui épie mes moindres pensées ?

En été 1977, nous déménageons en France, à Lyon. Papa se recycle dans la vente de vêtements.

7 ans

L'âge de raison. Toutefois, ne pas confondre "savoir raisonner" et "être raisonnable".

Pendant mon temps libre, je rédige des pages de textes et dessins pour donner ma propre définition des mots. Je crée ainsi un dictionnaire.

 

8 ans

Le bien-être de la méditerranée, de son climat, de sa tranquillité, et les conflits en milieu scolaire, me font languir les vacances d'été à la mer.

Je décide, une fois grand, de devenir un grand cuisinier et de fonder le plus grand restaurant du monde. Je n'ai, en ce temps, jamais encore cuit un œuf mais peu importe.

9 ans

Chaque année je fais de la plongée en apnée et conduis le bateau. Je rêve de vivre au bord de la mer.

 

 

 

10 ans

Déménagement dans un village à 25 Km de Grenoble. La joie d'être à la campagne et de pouvoir grimper tout le temps dans les arbres.

Je crée en bandes-dessinées les aventures de Pouf, mon petit singe en peluche. Cependant, le métier que je vise est architecte. L'adoration que j'ai pour les maquettes de maisons est immense.

 

 

11 ans

Même si je cherche la compagnie, je reste souvent seul. Les autres se moquent facilement de moi, me frappent. La violence, la méchanceté et l'injustice me répugnent.

Je crée un nouveau personnage de bandes-dessinées : Froc. Maintenant c'est sûr, « je serai dessinateur de bandes-dessinées ».

 

12 ans

Je crée le journal de "Froc magazine" (en 1983), que je photocopie et vends de porte à porte dans les quartiers voisins.

 

 

 

13 ans

Un ami de papa, qui est rédacteur au journal régional du Dauphiné libéré, fait gentiment rédiger un petit article sur mes penchants de dessinateur.

Je conçois également des jeux de société, de l'idée de base jusqu'au carton de l'emballage, avec les pions, les cartes, l'argent sur papier couleur, etc.

 

14 ans

Depuis l'âge de dix ans, je me passionne pour la musique classique, et je n'écoute que ça (tout particulièrement Beethoven). Je rêve de faire du piano, mais comme c'est cher et encombrant, je me contente du saxophone. C'est le solfège qui me fait arrêter, tant je le vis comme une corvée.

Attiré par l'observation des détails et l'enquête des traces, je souhaite devenir détective. Mais en prenant l'avion, je n'hésite plus : « C'est pilote de ligne qui sera mon métier. » Partant découvrir les côtes du Nord-Finistère (Bretagne) avec mon appareil photo, je me découvre une passion pour la photographie.

15 ans

Déménagement à Grenoble. Je me passionne pour les timbres, les automobiles anciennes, la science-fiction.

Été 1986, tour de Corse à vélo. J'aurais aimé, si nous avions eu quatre fois plus de temps. Je referais toutefois beaucoup de vélo, mais en solitaire.

 

 

16 ans

Mon désintérêt pour les études se fait croissant. Je ne songe qu'à me divertir, ou à mémoriser des données géopolitiques, à créer des cartes géographiques, même en plein cours. Mon argent de poche passe dans les cartes au 1/25000e. Finalement, je nourris l'idée de devenir cartographe à l'IGN.

Vacances en Tunisie (1987). Je me régale en découvrant le désert du Sahara. Depuis ma lecture de "Tintin et le crabe aux pinces d'or", les étendues de dunes de sable se perdant à l'horizon n'ont eu cesse de me fasciner.

Premières Boums, premiers baisers, premiers chagrins d'amour, premières déceptions. Bienvenue dans le monde du désir amoureux et de ses conséquences pénibles !

17 ans

Mes professeurs arrivent toujours à la même conclusion :
« Il a de grandes capacités, mais il n'écoute jamais et ne fait rien ».

Après avoir effectué deux 4e, j'effectuerai deux 3e. Pour éviter d'avoir à faire une troisième troisième (non, il ne s'agit pas d'un doublon, mais d'un redoublement, et même retriplement), on m'inscrit dans la section arts graphiques d'une école privée.

 

18 ans

Lassé d'un monde dans lequel je ne trouve aucune substance, aucune valeur qui, à mes yeux, vaille la peine de s'y investir plus qu'une autre, je préfère encore explorer la surface des choses. Ainsi, je me plonge corps et âme dans le soin de l'apparence, dans la frime.

Avec mon meilleur ami de l'époque, nous passons beaucoup de temps dans les bars enfumés, à discuter de nos frustrations et à imaginer, avec le talent imaginatif des plus grands scénaristes, nos vies futures basées sur le succès absolu et les plaisirs.

19 ans

Service militaire en Allemagne, dans un mess des officiers. Période la plus dépravée et la moins vertueuse de mon existence. Voici un extrait du journal de bord que j'ai tenu quelques temps à l'époque :

Samedi 17 novembre 1990. Départ de S*** en PLD. Nettoyage de la cuisine à fond, on se balance de l'eau (hôtel fermé pour 1 semaine). C'est rude et ça dure toute la journée. À la fin, tournée de Whisky Coca pour tous. D'enfer ! Le soir, on va bouffer au Mess sous-off. G*** se fait mettre un coup de tête. Plus tard, il se fait arrache 45 DM. On va au Crench, on achète du Beuz, c'est le délire. R*** est fou ! Il crève les pneus des bagnoles, il raye les porsches. Arrivé à l'hôtel, il plante son couteau dans les murs, dans l'ascenceur, il se coupe mortel le doigt, ça pisse le sang. On refume dans les piaules, tout le monde est fracasse. On se couche, on pionce...

20 ans

Mes grandes ambitions à cette période : sexe, alcool, fête, fumette et coqueterie (dans le sens de "faire le coq"). Mes élans artistiques ne servent plus qu'à l'élaboration des cocktails et de leur décoration.

 

 

 

21 ans

Retour en Suisse. Je deviens "vendeur de poison" puisque me voilà barman dans des pubs où l'alcool coule à flots. La fête devient ma seule préoccupation, imaginant alors qu'il n'existe rien de mieux.

En 1992, je découvre le monde féérique de la "techno" et des "rave parties". De 100% musique classique, je passe à 100% techno trance acid. J'éprouve la sensation d'exister plus et mieux en osant ce qui est fou et "différent des autres".

De par mon tempérament à vouloir explorer chaque chose à fond, je vais au bout des extrêmes. Dans la frénésie de ces danses qui perdurent au-delà de l'aube, je fais connaissance avec le LSD. Je me plonge dans ce nouveau monde de puissantes sensations physiques et mentales, ne vivant plus que pour ces soirées. Mon nouveau projet d'avenir : devenir danseur de techno professionnel.

22 ans

Mes expériences psychotiques semblent établir dans mon esprit des connexions (indescriptibles) qui me montrent des soupçons "d'autre chose", comme : l'univers est régi par des lois naturelles et que tout s'imbrique dans une parfaite logique. Cela débouche sur la forte intuition que la vie est une grande énigme à résoudre afin d'échapper à l'insaisfaction continuelle, et que ces choses ne sont pas connaissables par les sens ordinaires. Au fil de mes trip, cette intuition devient presque palpable, mais mes réflexions restent encore noyées dans un océan de fausses idées.

Les compagnons qui m'entourent ne développent pas du tout le même type d'expériences, ce ne sont donc pas ces substances qui donnent ces visions (tellement lucides qu'il n'y a plus la possibilité de douter que la perception habituelle des choses est très aveugle et étroite par rapport à la réalité). Elles ne font que "ouvrir des portes" que nous sommes plus ou moins en mesure de remarquer et de franchir.

Ces expériences seront fructueuses seulement lorsque je serais seul et immobile. Toutefois, j'envisagerais sans trop tarder à y mettre un terme, parce que de plus en plus j'aurais le sentiment qu'elles ont une limite, quel que soit le dosage, qu'elles sont conditionnées donc jamais acquises et qu'elles n'apportent que des pensées sur la vie, mais aucun changement une fois le quotidien repris. De plus, une drogue demeure très nocive pour l'organisme.

23 ans

Retour en France. Dans le train, le voyageur assis à côté de moi me parle d'une chose dont je n'avais jamais entendu parler : le bouddhisme (à l'époque pas d'internet, pas de mode sur le thème de Bouddha, mes fréquentations n'étaient pas le genre à parler culture, philosophie ou même religion, et je ne lisais pas).

Bien sûr, ça été LA révélation ! Un tournant radical dans mon existence. Pour le coup, j'ai lu un livre sur le sujet (seulement un, il ne faut tout de même pas exagérer). J'adopte un style nettement plus "baba cool".

« Désormais, On laisse tout aller, on laisse faire la nature. On essaie de développer la bienveillance en toute situation. Et surtout, on pratique la méditation ! Mais c'est dur, surtout quand on a trop fumé... »

Je change souvent de lieu, mais réside essentiellement en Isère et haute Provence, dont six mois à Gap où je préside l'association "Bien pour tous", que nous fondons dans le but de venir en aide aux sans-abri, mais nous sommes alors les "cordonniers les plus mal chaussés".

Ensuite, retour en Suisse, à Lausanne. La vie que je mène alors, et depuis début 1994, est celle d'un SDF, car quitte à tourner en rond, me dis-je, autant le faire sans le poids du stress et des responsabilités, auquel je préfère encore la pauvreté. Mon unique projet à moyen terme devient : « partir au Tibet pour méditer intensément jusqu'à l'Éveil ».

24 ans

Ne vivant que de la vente de journaux pour sans-abri, je parviens toutefois à obtenir un logement fixe, puis je m'installe avec une petite amie qui sera ma dernière. Je m'enivre encore de toutes sortes de choses, mais entretiens désormais un comportement très honnête, en dehors d'un trajet en train fraudé au retour d'un festival musical.

Je n'ai d'yeux que pour tout ce qui est tibétain. Comme j'ai entendu dire que les autres formes de bouddhisme sont inférieures, je ne vois pas l'intérêt de m'y intéresser. Ce n'est que deux ans plus tard que je comprendrais combien il importe de ne pas se fier aux rumeurs.

Arrêt définitif de l'alcool. Pour finir en beauté, je savoure une bouteille de Gevrey Chambertin de 1978 (partagée avec deux amis).

Organisation, direction et participation en tant que DJ parmi d'autres, à une soirée "techno hard" illégale dans un bâtiment "alternatif" au cœur de Lausanne (vendredi 13.10.95). L'ambiance est exceptionnelle mais seulement 112 entrées sont enregistrées (au lieu des plus de 1000 attendues), à cause de deux autres grosses soirées très populaires dans le pays. Nous ne savons plus quoi faire des surplus de boissons dont l'achat nous a ruiné.

25 ans

Naissance de ma fille. Sa maman désirait tant un bébé, même en connaissant mon départ prochain pour l'Asie "avec un aller simple".

Expérience intéressante mais difficile, d'autant plus qu'hélas, je n'étais non seulement pas fait pour être père, mais en outre j'aspirais de plus en plus au renoncement.

Arrêt définitif de tout ce qui se fume, puis de tout autre enivrant.

Je m'intéresse au Zen, dont les aspects "vide", "simple", "sobre" et surtout "dépouillé" me parlent fortement.

Un ami m'apprend qu'il y a en Birmanie un centre où l'on peut méditer en permanence sans avoir à se soucier de quoi que ce soit, que le bouddhisme qu'on y pratique est en fait plus simple mais plus profond, qu'il est au plus près de la source. Ce qui me parle encore plus.

Quand on est prêt pour la vie contemplative, plus rien ne peut nous arrêter. Je décolle pour la Birmanie. Atterrissage à Yangon (le 27.11.96).

Première retraite de méditation intense. Une profonde expérience.

26 ans

Dans ce vaste centre ombragé par des arbres vénérables, on pratique une méditation de l'attention, que tout le monde appelle, à tord, "vipassanā", qui n'est en fait accessible qu'aux méditants dotés d'une concentration exceptionnelle. Cette "méditation de l'attention" reste toutefois riche en bénéfices.

Après 4 mois de méditation, retour en Europe, en Suisse, auprès de ma petite amie et de notre fille. Des attachements demeurent, nous envisageons de vivre encore ensemble. J'espère pouvoir concilier la vie de famille avec la méditation.

Échec total. Atmosphère orageuse au foyer, scènes de ménage incessantes, tout comme les hurlements de la petite. Tout me pousse à repartir en courant en Birmanie et à mieux développer ma méditation.

Autant pour "prendre l'air" que pour assouvir de vieux désirs d'aventures, je m'offre, l'été 1997, une traversée de la France à pied, en solitaire, sans un sou, du point le plus au nord au point le plus au sud (1550 Km en 41 jours). Une merveilleuse expérience !

Ensuite je retourne en Birmanie pour une plus longue durée.

 

27 ans

Pendant une retraite intensive de 10 mois, j'intègre la communauté monastique (le 12.04.98) dès que je prends conscience que c'est ce qui me donne les meilleures conditions pour vivre et progresser sur la voie du renoncement.

Après des mois d'efforts difficiles, stagnation dans la pratique, baisse de la motivation. J'éprouve le besoin de faire autre chose. J'étudie la discipline monastique, puis débute l'apprentissage de la langue birmane.

28 ans

Projet de réaliser un site Internet pour enseigner le Dhamma. Lors d'un séjour en région parisienne dans une pagode singalaise, j'apprends l'informatique tout seul, sur le tas. Je prépare quelques textes mais ne parviens pas à obtenir du matériel informatique. Je décide de retourner en Birmanie et on me fait cadeau d'un vieil ordinateur portable (écran 10 pouces, mémoire 64 Mo et disque de 700 Mo) deux jours avant mon vol. Une aubaine qui me permettra de commencer à élaborer la première ébauche du futur site dhammadana.org.

29 ans

J'assimile très facilement le birman, à penser que j'étais Birman la vie passée ! Traduction d'un gros livre sur la discipline monastique, dans un monastère d'une bourgade de la rive droite de l'Irrawaddy (principal fleuve de Birmanie).

En même temps, je commence à réaliser un dictionnaire birman-français.

30 ans

Création des domaines dhammadana.free.fr (abritant quelques semaines la première version de dhammadana), et dhamma.free.fr (qui servira un peu de grenier et deviendra ce site-blog seulement le 01.01.11), puis mise en ligne (le 12.02.01) du site dhammadana.org.

Direction de quelques retraites de méditation, où je réside alors : une pagode khmère de la région parisienne.

31 ans

Publication en ligne du "Manuel du bhikkhu", qui sera traduit en anglais par une Birmane, une Britanique et un Français.

Le Français traduira également une grande partie de dhammadana.org vers l'anglais.

Participation à un film documentaire d'une heure et demie dont l'objet est ma démarche de renoncement et qui sera diffusé sur deux chaînes françaises (dont Arte le 31 décembre 2002 à 20h45). Tourné à Paris, mais surtout en Birmanie, ce documentaire s'intitule "L'école de la forêt", mais pour des raisons d'audimat, la chaîne a imposé un autre titre : "Paris-Rangoun, métamorphose d'un SDF".

Retour en Birmanie. Je m'installe à Mandalé, la 2e ville du pays, dans l'université bouddhique nationnale de pali, non pour étudier le pali mais pour poursuivre mes travaux de traduction et de rédaction de textes sur le Dhamma.

32 ans

Publication en ligne de "Enseignements sur vipassanā" (traduction) et "L'intégralité des fautes du vinaya".

Quelques fois, j'accueille un ou plusieurs Européens, puis je les emmène soit dans un grand centre de méditation, soit dans un petit monastère dans une région perdue, puis les aide dans leur méditation.

 

 

33 ans

Publication en ligne de "La vie de Bouddha", "vipassanā de A à Z" et "Les 13 pratiques ascétiques".

Je découvre et m'installe dans une école monastique gratuite et accueillant tous les pauvres de la région, près de 7000 enfants. Je bénéficie d'une connexion Internet (lente, aux coupures fréquentes et la moitié des sites censurés, mais je peux enfin communiquer avec l'Europe et mettre à jour dhammadana.org.

J'écris le scénario d'un film sur la vie de Bouddha et tente de mettre ce projet en œuvre, mais il échoue ; j'avais visé trop haut. Il nécessitait entre autres : des centaines de guerriers, des rois, des princesses, des chevaux blancs tirants des chars royaux, plusieurs palais, des éléphants... J'avais cependant rencontré quelqu'un pouvant me prêter des éléphants.

Retour en Suisse où, pris d'un élan d'aide sociale (vêtu de façon ordinaire mais sans quitter le statut monastique), je vends des journaux dans la rue pendant trois mois afin de pouvoir effectuer des donations une fois de retour en Birmanie.

34 ans

Retour en Birmanie avec un ami de longue date. Nous créons une section cuisine dans la grande école de Mandalé en construisant un four, en fournissant la vaisselle et les ustensiles divers. Le restaurant est ouvert à tous, et c'est le client qui fixe le prix, selon ses moyens et sa satisfaction : "Le petit resto". J'enseigne quelques matières aux jeunes Birmans (informatique, dessin, langues).

Tout cela ne s'inscrit pas dans une démarche de renoncement, mais c'est toutefois une expérience enrichissante.

Achèvement et publication en ligne de "L'itinéraire d'un renonçant", mon autobiographie en version longue.

35 ans

Voyage au "pays de Candy", et pendant ce séjour, réalisation d'un blog pour le raconter : "Un moine français au Japon").

Préparation d'un site sur le Dhamma pour les enfants, que je mettrai en ligne en 2007 : dhammadana.fr.

Direction d'une retraite de méditation en Belgique, pendant laquelle je reprends un livret sur les instructions de base à la méditation.

 

36 ans

De début janvier à fin décembre 2007, année de travail acharné non-stop pour écrire, préparer, mettre en scène, filmer, monter et réaliser un long métrage : "Délivrance" (sortie à Genève le 22.02.07). La moitié est tournée à Genève, l'autre en Birmanie. Tous les acteurs (Français, Suisses et Birmans) sont bénévoles et amateurs. Angoisse en atterrissant à Yangon (principale ville birmane) avec ma caméra et mes 18 cassettes vidéo car c'était le 01.10.07 (pendant les manifestations réprimées par les tirs de l'armée) et l'avion a manqué un crash de justesse. Heureusement, il était presque vide.

Réalisation du DVD du film en version française et anglaise (avec sous-titrages). Mise en ligne du site du film (http://delivrance.dhammadana.org).

Rédaction et publication en ligne d'une petite histoire, "La porte de sortie", mettant en scène les grandes remises en question d'un riche noble de la Perse du IIIe siècle.

37 ans

Voyage en Malaisie, puis retour direct en Birmanie. Réalisation de la version birmane du DVD de Délivrance. Le film a peu de succès en France (à peine quelques milliers de téléchargements les mois suivants sa mise en ligne). En revanche, grand succès en Birmanie. Un producteur s'en est emparé sans me contacter (la Birmanie est très "souple" concernant les droits d'auteur) et l'a mis en vente dans toutes les villes et villages du pays. Là-bas les gens adorent les histoires d'étrangers qui viennent chez eux et qui s'intéressent au Dhamma (qu'ils considèrent partie intégrante de leur culture).

Rédaction et mise en ligne de "Maya la renonçante", petit récit d'une jeune paysanne qui découvre le Dhamma dans des conditions bien particulières.

Départ pour un isolement total dans la forêt pour une retraite intensive de méditation de 2 ans. Je découvre (enfin !) samatha, la base essentielle de la méditation.

38 ans

Méditation, méditation et méditation.

Essentiellement au monastère Pa Auk dans la région de Maulamyaing, mais aussi dans quelques petits monastères de la région de Yangon et de Mandalé.

 

 

39 ans

Vers la fin de cette longue retraite, je quitte la communauté monastique pour devenir ascète (le 10.10.10), principalement pour répondre à un besoin de totale indépendance, liberté et simplification.

Retour en France, à Grenoble.

Un ami italien entreprend de traduire l'intégralité de dhammadana.org dans sa langue.

40 ans

Mise à jour importante de dhammadana.org, de nombreuses nouvelles pages, notamment une section sur la méditation samatha et des souttas.

Création et mise en ligne du Blog "Méditations" et du site de l'A7 Dhamma

Travail d'intégration des pages de la version italienne, mise en ligne fin septembre 2011.

Écriture d'un roman : Un enfant sur la Lune.

41 ans

Retour dans les profondeurs de la méditation, en divers centres de méditation et monastères de forêt en Birmane.
 

42 ans

Réalisation d'un deuxième long métrage : Le Grand Héritage.

Méditation en solitaire dans une grotte naturelle durant 45 jours.

Écriture d'un roman : L'effet ricochet.


 

43 ans

Fondation de la Dhamma Pictures

Réalisation d'un troisième long métrage : La boîte à désirs






 

44 ans, maintenant (2015)

Réalisation d'un quatrième long métrage : Le goût du Dhamma






 

Code, textes et graphisme : A7 Dhamma. Infos légales : Creative Commons. Mail : a7d(at)dhammadana.org. Va donc faire un tour sur dhammadana.org !