Méditations  Blog de l’A7 Dhamma

                                                                 (n'est plus mis à jour)

 Le secret du bonheur ? 

1/5/11

Se satisfaire de peu et se réjouir du présent.

 Le meilleur, sinon rien ! 

5/4/11

Tel est le slogan d'une publicité pour une grande marque de voiture. Cela suggère-t-il que si notre bourse ne nous permet pas une telle aquisition, mieux vaut-il ne rien s'offrir ? Et dans le cas où nous roulons sur l'or, se payer le plus bel assemblage de ferraille pour rouler sur le bitume peut-il vraiment être considéré comme le meilleur choix, quand on songe aux nombreux soucis que cela peut engendrer (entretien, surveillance, taxes...) ?

Si nous poussons un peu plus loin la réflexion, nous constaterons que ce slogan s'avère une excellente devise pour le renonçant.

Puisque de tout ce qui est connaissable à travers les six portes sensorielles rien n'est à même de fournir une pure satisfaction, la recherche du "meilleur" ne peut conduire qu'au constat de l'utopie. Si on ne peut pas obtenir "mieux" ou "meilleur", alors autant orienter son choix vers le "rien", qui nous abritera à coup sûr de la déception, de la difficulté et de l'insatisfaction dues aux possessions, quelles qu'elles soient.

L'autre merveilleux avantage du "rien", c'est qu'en le choisissant, on gagne également le "meilleur" puisque finalement le meilleur, c'est le "rien" !

Toutefois, pour arriver à se contenter de rien, ce n'est pas rien !

 L'attachement 

23/3/11

Dans son état naturel, notre esprit passe son temps à s'attacher. Il s'attache à renouveler et à faire durer les situations et les sensations qu'il perçoit comme agréables, et il s'attache à éviter et à faire cesser les situations et les sensations qu'il perçoit comme désagréables.

Sans calme, sans concentration, sans attention, sans sagacité, sans vertu, sans bienveillance, l'esprit s'attache continuellement à tout ce qui entre par les six portes sensorielles, ce qui inclut les émotions, les concepts et les croyances.

Comme tout ce qui est expérimentable (pensées, visions, sons, touchers, odeurs et goûts) n'est que le résultat d'un nombre infini de causes, comment serait-il possible d'avoir un contrôle direct de notre sort ? C'est pourquoi il est vain de s'attacher, avec désir ou aversion à n'importe quelle situation ou sensation. Comme elles finissent tôt ou tard par changer, s'y attacher procure inévitablement une souffrance plus ou moins importante. Plus un attachement est intense et plus la souffrance le sera lors d'un changement de situation. Quoi de plus logique ?

De plus, convoiter ou détruire n'apporte que des problèmes. Les riches propriétaires et les exterminateurs ne sont pas plus heureux que les autres, faut-il le rappeler ? Au contraire, ils vivent dans l'obsession du danger de leur sécurité ou de celle de leurs propriétés.

Par conséquent, la voie de la raison, celle de la sagesse, consiste à se défaire de tout attachement. Sur la base d'un renoncement à tout ce qui est nuisible et futile, seul le développement d'une méditation profonde, couplée à une sagacité qui se caractérise par une connaissance directe de la nature de toute chose, sera en mesure de délivrer complètement l'esprit de tout attachement.

Pour nous préparer à un tel entraînement, nous ne devons pas nous contenter de lire des blogs et des livres sur le Dhamma en y réfléchissant à des moments perdus. Nous devrions dès cet instant nous livrer avec enthousiasme à un entraînement constant à la purification de l'esprit, au sein de notre quotidien, quoi que nous fassions. Pour ce faire, nous entretenons un comportement (physique, verbal et mental) aussi propre que possible, nous nous débarrassons un tant soit peu de tout ce qui n'est pas indispensable, nous favorisons le calme, la concentration et la solitude.

 Le vide 

7/3/11

L'esprit est comme un logement. Quand il est vide, on y est bien et à son aise.

Pourtant, on ne peut s'empêcher de le remplir de choses inutiles.

 Les nuages 

28/2/11

On ne s'attache pas à la forme que prennent les nuages, car nous savons qu'il ne s'agit que d'une multitude de mini particules en constant changement, incontrôlables, qui ne font que s'assembler et se désassembler.

Pourquoi s'attacher à tant d'autres choses puisqu'il en va exactement de même avec tout ce qui existe !

 Commencer à 40 

9/1/11

La vie commence à 40 ans, dit-on. Je le confirme. Que tu sois né(e) ou pas encore né(e), j’ai la joie de t’annoncer ma naissance ! La joie d’être au début du milieu peut-être ? Quand on est jeune on veut être plus vieux, quand on est vieux on veut être plus jeune, mais quand on arrive à la Quarantaine, on n’est ni jeune ni vieux.

Et pourquoi donc la vie commencerait-elle à 40 ans ? Sans compter le fait qu’elle peut finir avant. Comme le demandait la petite Mafalda (qui doit maintenant avoir 6 ans et demi puisqu’elle est née en 1964) : « Pourquoi nous faire venir si longtemps en avance ? » Si on vit à partir de 40 ans, cela sous-entend qu’on ne vit pas avant cet âge. Si on ne vit pas, que fait-on ? On se prépare à vivre bien sûr !

On ne peut jouir d’un habitat qu’une fois qu’on y est bien installé. Et l’habitat intrinsèque de chacun, c’est la vie ! D’abord on passe son temps à attendre un rêve qui ajourne chaque jour son rendez-vous au lendemain. On se persuade que l’aujourd’hui pas terrible n’est que provisoire et laissera place tôt ou tard (plutôt tôt que tard) à un demain meilleur. Après quatre décennies d’illusions et de désillusions, on commence à se résoudre à l’idée qu’il nous faudra faire avec ce dont on dispose. Alors on cesse de chercher l’inexistant et on commence à faire avec ce qui existe. C’est pourquoi on "commence à exister".

Après m’être préparé à vivre pendant quarante ans, me voilà donc prêt à vivre ? Mais que signifie "vivre" sachant que ça ne durera pas ? Bien mourir n’est-il pas plus important que bien vivre ? Puisque la mort est la seule porte d’entrée vers la vie suivante, autant s’atteler à trouver une bonne porte !

Et que fait-on quand on arrive en haut d’une montagne ? ...on en redescend ! Ainsi, après m’être bien préparé à vivre, je peux dès à présent bien me préparer à mourir.

 Arrivons déjà à zéro 

1/1/11

Ne vaut-il pas mieux d’être à zéro sur la bonne voie que bien avancé sur un mauvais chemin ? Pas toujours facile l’idée d’accepter d’en être à zéro, mais comment commencer quelque chose convenablement si on n’est pas encore parvenu au début ?

Il n’est pas bien judicieux de bâtir un foyer sur des ruines sans déblayer préalablement les murs et débris jonchés dans tous les sens, jusqu’à obtenir un terrain bien plat, bien dégagé et bien ferme.

Pourquoi ne pas faire de même avec les idées et les principes qui encombrent l’esprit ?

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